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DSI INTERPELLE LE 1er MINISTRE

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DENTISTES SOLIDAIRES ET INDEPENDANTS

14, rue Vavin
75006 Paris
Tél. 09 75 24 99 24
E-mail : dsi.dentiste@free.fr
Site : http://www.syndicatdentaire.fr
Blog : veritesdentaires.fr

 

DSI a été créé pour lutter contre la désinformation permanente qui frappe notre profession sans que nos représentants légitimes ne bougent, ankylosés dans un système dont ils bénéficient largement.
Nous avons toujours entendu la phrase : « SANS NOUS CE SERAIT PIRE ». Mais pire comment ? Que faut-il de plus avant qu’ils ne bougent ?
Alors nous avons décidé de mettre fin à la loi du silence et nous défendrons la profession et nos confrères sans céder du terrain.
Notre presse professionnelle et certaines associations ont compris notre message et reprennent nos initiatives. C’est bien et nous les encourageons à faire plus jusqu’à faire bouger le  » dinosaure syndical « . Car soyez-en convaincus : A FORCE D’AGIR COMME NOUS LE FAISONS TOUT LE MONDE NOUS IMITERA et l’honneur de notre profession sera retrouvé.
Pour prendre conscience de la manipulation inadmissible dont nous faisons l’objet, VOYEZ CE SOIR L’EMISSION SUR FRANCE 2 SUR L’AUTORITARISME INSUPPORTABLE ET SES DERIVES ET AGISSEZ :
REJOIGNEZ DSI, VENEZ NOMBREUX AFFIRMER HAUT ET FORT QUE NOS REVENUS NE SONT QUE LA CONSEQUENCE DU FRUIT DE NOTRE TRAVAIL EPUISANT.
En ce qui nous concerne, nous ne relâchons pas la pression sur nos politiques : échanges avec les responsables du Sénat et de l’Assemblée Nationale, entretien avec Madame BOYER, chargée de la santé au Groupe UMP, réponses à la presse et aux médias (TF1) méprisant notre notre travail et dénigrant nos coûts…

Avec plusieurs syndicats (j’espère avec tous si l’intelligence l’emportait) nous avons décidé d’établir un tableau de nos charges afin de ne pas indiquer le seul poste de frais de prothèse : Tout y sera inclus, y compris la stagnation des remboursements par les organismes sociaux et le prix de la poudre de céramique et du métal utilisé par le prothésiste.

Nous sommes sur tous les fronts : FAITES VIVRE LA PROFESSION : ADHEREZ A DSI. Comme pour tous les syndicats, les adhésions sont confidentielles.
Voici la lettre que nous avons adressée ce jour au Premier Ministre:
                                      Premier Ministre DSI 2010 03 17

[SUBSCRIPTIONS]

JOURNEE PORTES OUVERTES DE D S I

 

Chères Consœurs, chers Confrères, chers amis,

 On ne peut nier que l’année 2009 a été riche en événements professionnels.

   DSI a été l’animateur d’une nouvelle politique professionnelle qui fait  fi des accords financiers des uns et des autres, des petites manigances et des sous-entendus. Depuis trente ans, on entend de la part des nos responsables ou de nos dirigeants :

« TAISEZ-VOUS PARCE QUE SANS NOUS CE SERAIT PIRE ».   

Gagnez notre vie à la sueur de notre front et aux battements cardiaques élevés est un privilège de riche.   Le cliché est habituel : le « dentiste » est riche, c’est un nanti, bourré de privilège, faisant du travail au noir, appliquant la culbute sur les prix des prothèses, en empochant un bénéfice exorbitant au motif. On nous bloque tous nos tarifs de soins parce que nous rackettons les patients sur la prothèse.  

 Avec DSI, ces discours ne passeront plus car nous serons sur tous les fronts.  

 VENEZ LE JEUDI 11 MARS 2010 ENTRE 17 H ET 21 H À PARIS AUX PORTES OUVERTES DSI  

 (lieu à préciser bientôt)

  TOUS LES ADHÉRENTS DE DSI ET LEURS INVITÉS, TOUS LES AMIS DE DSI, TOUS CEUX QUI VOUDRAIENT ÉLEVER LE DÉBAT EN NOUS AIDANT SONT CORDIALEMENT CONVIÉS ;   NOUS FAISONS LE BILAN DE NOS ACTIONS 2009 ;

  NOUS VOUS INFORMERONS DES PROJETS D’ACTIONS POUR 2010 ; VOUS POURREZ POSER TOUTES LES QUESTIONS QUE VOUS VOUDREZ ;  

VENEZ NOMBREUX ET INSCRIVEZ-VOUS AU PLUS VITE CAR LE NOMBRE DE PLACES EST LIMITÉ.  

UN VERRE DE L’AMITIÉ EST PROPOSÉ ENTRE 17 H ET 17 H 30

PUIS UN BUFFET SERA OFFERT À PARTIR DE 20 H JUSQU’À 21 H

DSI et LES ELECTIONS ORDINALES

OBJET : PRÉSENTEZ-VOUS AUX ÉLECTIONS ORDINALES

 ET VOTEZ

 

Chères consœurs, chers confrères,

L’Ordre est un organisme fondamental nécessaire à la défense des intérêts collectifs de la profession. 

 NOUS AVONS BESOIN DE L’ORDRE CAR IL REPRÉSENTE L’HONNEUR ET LA MORALE DES PRATICIENS. IL EST LE REMPART CONTRE LES ABUS ET LES AGRESSIONS EXTÉRIEURES (dénigrements, exercice illégal de l’art dentaire, tourisme dentaire…).  

Des élections auront lieu bientôt.  Ne prenez pas cela à la légère.

1. PRÉSENTEZ-VOUS AUX ÉLECTIONS :

Vous êtes praticiens en exercice (25 à 60 ans), 

Vous avez une bonne formation, 

Vous avez envie de partager votre énergie, votre enthousiasme et votre savoir,

Vous voulez apporter votre contribution désintéressée à vos confrères,

Vous voulez aider la profession. 

Alors présentez-vous et, quelles que soient vos opinions politiques ou syndicales, nous soutiendrons tous ceux qui veulent participer à l’essor de notre métier.

2. VOTEZ ;

Pour ceux qui n’ont pas déjà  effectué deux mandats ;

Pour ceux qui s’engagent à ne pas effectuer plus de deux mandats (chaque mandat est de six ans, ce qui fait en tout 12 ans de présence ordinale …) ;

Pour ceux qui s’engagent à ne pas multiplier les mandats ordinaux en cumulant les fonctions au départemental, au régional et au national ;

Pour ceux qui veulent poursuivre leur activité ;

Pour ceux qui, par générosité, veulent aider et agir avec confraternité ;

Pour des universitaires présentants ces caractéristiques. Ils sont l’excellence de notre profession, ils doivent être aussi nos représentants ;

Pour une mixité ordinale (homme et femme à égalité). C’est un impératif .

N’imitons pas le conseil national des médecins dont le nombre de femmes est  passé de une à quatre sur plus de 60 membres. Leur moyenne d’âge est passée de 67 à 60 ans.

Nous voulons aussi beaucoup de praticiens jeunes et dynamiques et pas en majorité des retraités.

Nous vivons un tournant dans le « statut de l’élu ordinal » prévu par la loi BACHELOT. Nous avons besoin d’ordinaux désintéressés  prêts à nous défendre et à nous représenter avec vigueur et énergie.

Alors VOTEZ.

De plus, n’hésitez pas à soutenir et à adhérer à DSI qui est le syndicat des réformes, de la défense des praticiens et des idées novatrices. Nous ferons bouger la profession. Nous serons bientôt imités par tous parce que le syndicalisme ne rime pas seulement avec le business et les enrichissements personnels abusifs.

NOS ADHÉSIONS SONT CONFIDENTIELLES. 

 ALORS N’HÉSITEZ PAS À NOUS SOUTENIR AFIN QUE NOMBREUX NOUS PUISSIONS MODERNISER NOS STRUCTURES REPRÉSENTATIVES ET DÉFENDRE AVEC FORCE NOTRE PROFESSION.  

                                                                     Rudyard BESSIS

                                                                    Président de DSI

Les ACTIONS DE DSI concernant QUE CHOISIR

Monsieur Jean-Paul GEAI

Rédacteur en Chef UFC-QUE CHOISIR

233, boulevard Voltaire

75555 PARIS CEDEX 11

PARIS, le lundi 4 mai 2009

R.A.R.

Objet : Votre article sur les « prothèses dentaires, des couronnes pas si royales ».

Monsieur le Rédacteur en Chef,

Convenez-en avec nous, il est toujours facile de discréditer une profession surtout celle des chirurgiens-dentistes en diffusant une information tendancieuse dont l’objectif est de nuire à sa réputation. Nous ne pensions pas que votre mensuel, dont on ne conteste ni le sérieux ni la qualité de ses articles, allait succomber à cette tentation à la suite de la diffusion du reportage de France 2. Vous pourrez lire, sur notre blog, la copie de la lettre que DSI a adressée à son Président.

Nous savons pertinemment que certaines personnes mal intentionnées ont voulu nous imposer la profession de « denturologue », ils n’y sont pas arrivés. Pour dénigrer notre profession, les mêmes personnes s’attaquent aux prix de nos prothèses en faisant croire d’abord que nous ne sommes que des intermédiaires vendeurs d’un produit fini et ensuite que notre « marge bénéficiaire » est importante. Alors, nous sommes contraint de réagir afin que cette désinformation ne puisse prospérer.

1. Sur nos tarifs :

Il est écrit en page 52 : « … Cette baisse de prix est-elle répercutée sur la facture de leurs clients ? … aucune diminution de ces tarifs n’a été enregistrée au cours des dernières années. On est en droit de penser que les as de la roulette (sic) préfèrent gonfler leur marge plutôt que de faire profiter leurs patients de la bonne affaire (resic) ».

ï Avant de commenter ces propos, laissez-nous vous rappeler que des centaines de chirurgiens-dentistes, en activité, par vocation et désintérêt, dévoués et bénévoles, sillonnent la France et visitent toutes les écoles afin de motiver les élèves à l’hygiène dentaire. Toute cette prévention de masse est gratuite, tout autant que le temps passé par les praticiens. Vos enfants sont aussi certainement concernés par nos actions de bénévolat au service de la santé publique malgré leur caractère chronophage.

ï Savez-vous qu’il existe en France une catégorie de personnes, dont le nombre dépasse les six millions, démunies et dans le besoin, qui bénéficient de la Couverture maladie Universelle ? Savez-vous que ces personnes ont droit à un « panier de soins et de prothèses » qui sont pris en charge par la collectivité et surtout par les chirurgiens-dentistes ? Lorsqu’un CMU se fait poser une prothèse dans nos cabinets, le tarif de la couronne nous est imposé. Ainsi, le prix de la céramique ne doit pas dépasser les 375 €. Le prix de l’inlay-core est bloqué au tarif opposable, c’est-à-dire au prix du remboursement de la sécurité sociale, sans aucun dépassement !

Quelle crédibilité peut-on apporter à vos affirmations sur l’absence de « diminution de nos tarifs » de prothèses alors que nombre d’entre eux sont plafonnés pour une catégorie importante de la population ? Vous auriez dû, avant de vous lancer dans de telles allégations infondées, penser à ces patients soignés à bas prix dans nos cabinets. Aucun pays au monde ayant notre niveau de vie fait appliquer à des libéraux une telle tarification de prothèses.

Hormis ces centaines de milliers de prothèses à tarif imposé et ridiculement bas, nos tarifs de prothèses dans l’ensemble ont peu évolué malgré la hausse considérable de toutes nos charges.

Personnellement, nous aurions beaucoup apprécié que vous fassiez un tableau comparatif des prix pratiqués en France et dans les pays d’Europe ou du monde ayant le même niveau de vie. Vous auriez pu constater que nos prix de prothèse sont vraiment « à la traîne » ! Nous aurions aussi beaucoup aimé que vous fassiez un tableau comparatif entre le niveau de vie il y a cinquante, trente et vingt ans et l’évolution du prix de nos céramiques. Nous pensons qu’avec ces données, vous reviendriez sur vos affirmations d’augmentation de nos tarifs et de nos marges.

ï Contrairement à ce que vous soutenez en page 52, ce n’est pas « la pose d’une couronne (qui) est facturée de 450 à 650 € ».

Cette fourchette de prix correspond à environ deux heures de travail. Pour en déterminer le coût, il faut définir les paramètres objectivant le montant final. Un tarif de prothèse comprend le paiement de :

– La location du cabinet ;

– Du leasing du fauteuil et de tout notre matériel dentaire ;

– De l’assistante et de la secrétaire ;

– Des charges sociales salariales et patronales ;

– Du téléphone, de l’électricité, de l’eau ;

– Des cotisations retraite, assurance maladie et allocations familiales ;

– Du plateau technique et des matériaux utilisés ;

– De la stérilisation, ;

– Et de tant d’autres facteurs parmi lesquels le paiement du praticien et le prix du laboratoire de prothèses.

La variation de ce dernier facteur n’est qu’un « epsilon» par rapport à tout le reste. Si un praticien fait 10, 20 ou 50 € « d’économie » par couronne du fait d’un prix adapté de son laboratoire, ce n’est pas pour se mettre dans sa poche ce différentiel, mais c’est pour investir dans les matériaux, matériel dentaire et les nouvelles technologies. C’est aussi pour faire face à la hausse considérable et constante des autres postes.

Connaissez-vous des loyers, du matériel, des salaires ou des charges qui baissent ? Pas nous. Le tarif de la prothèse n’a pas bougé de façon significative depuis une voire deux décennies (pour le moins) alors que le coût de la vie et des charges ne cessent d’augmenter. Maintenir nos tarifs est déjà un exploit que vous auriez dû mentionner.

ï Indépendamment de nos charges en hausse exponentielle, vous oubliez d’évoquer l’ensemble de nos obligations réglementaires qui vont crescendo en alourdissant considérablement nos charges :

å Formation continue qui nous oblige de fermer notre cabinet au moins trois jours par an pour nous payer une formation à prix fort sans compter la formation à la réanimation qui est obligatoire ;

å L’hygiène et la stérilisation qui doivent ne présenter aucune faille sous peine de sanction disciplinaire ;

å Radioprotection qui nous oblige à payer tous les ans un organisme agréé à prix démesuré ainsi qu’une personne compétente en radioprotection (PCR) dont le tarif est une charge considérable.

ï Vous voudriez nous voir inscrire sur notre facture de prothèse le prix du laboratoire (p. 54 in fine).

Pourquoi n’indiquer que cette mention ? Pourquoi ne pas préciser tous les frais que couvrent les prothèses ? Pourquoi ne pas dresser la liste exhaustive des frais horaires du cabinet : loyer, salaires, charges sociales, téléphone, électricité, eau, assurance maladie, allocations familiales, retraite, plateau technique, stérilisation, coût des matériaux, formation continue, frais de PCR et radioprotection, frais d’ordinateur, de logiciels et de maintenance de matériel informatique, frais de leasing du fauteuil, de l’unit, des radiographies, frais de ménage, de décoration etc … et fixer le taux horaire du praticien ?

Pourquoi ne pas demander au boulanger d’indiquer le coût de sa farine, au restaurateur le prix des éléments qui lui ont servi à préparer votre repas, à l’architecte le prix de la partie du crayon qui lui a servi à dessiner les plan ainsi que le coût de son papier, à l’avocat le coût de la partie d’encre qu’il va utiliser pour rédiger son assignation, au chirurgien le tarif de la lame qui va lui servir à réaliser son ouverture et le prix du fil qui va servir à suturer, au journaliste le prix du stylo qui lui sert à écrire son article, à une revue le tarif du papier nécessaire à un exemplaire de son mensuel … ?

Vous voyez que cette demande n’a aucune pertinence. Son seul objectif est de dénigrer notre travail en faisant croire que le prix des prothèses dépend de la facture du technicien car nous ne serions que des intermédiaires entre le patient et le laboratoire.

Cet argument est développé par les « denturologues » dont vous vous faites l’écho consciemment ou inconsciemment. N’avez-vous pas l’impression d’être manipulé par des arguments puérils qui ont été justement rejetés par les députés non pas « grâce à un lobbying intense auprès du gouvernement » (page 54 de l’article), mais par logique et intelligence ? Par contre les « denturologues » et les assureurs qui sont des commerçants ont un pouvoir que les organismes de notre profession n’ont pas. Eux font du lobbying, pas nous.

Il aurait été pertinent de faire une enquête sur ce que gagnent ces techniciens de laboratoires dont l’objectif d’une minorité est le dénigrement de ceux qui les font vivre ? Faites le comparatif entre leurs revenus et le nôtre et vous comprendrez qu’il vaut mieux travailler sur des modèles en plâtre sans aucun risque plutôt que sur des êtres humains avec toutes les conséquences que cela comporte.

Si les laboratoires de prothèses dentaires vous ont indiqué (page 53) qu’ils auraient perdu 3.000 emplois, ils ont oublié de vous dire que nous, chirurgiens-dentistes, avons créé plusieurs milliers d’emplois d’assistante dentaire et de secrétaire médicale.

2. Sur la prétendue augmentation de nos tarifs de soins :

Vous évoquez en page 54 que notre profession s’était engagée « à modérer le prix des soins prothétiques en échange d’une revalorisation des soins conservateurs (de 33 à 42% selon les actes) ». Cette affirmation n’a aucun fondement.

L’augmentation modique (qui ressemble à de la mendicité) de trois catégories d’actes (soins de racines, extractions et obturation) n’a été obtenue qu’en échange d’une augmentation mirobolante de notre cotisation d’assurance maladie de sorte qu’il y ait pratiquement compensation de l’une par l’autre. Parler d’augmentation est donc un non-sens.

Puisque vous évoquez le tarif de nos soins, prenons quelques exemples :

Une consultation : ½ heure environ de travail et de mobilisation du cabinet pour une facturation de : 21 € :

Un détartrage : : ½ heure environ de travail et de mobilisation du cabinet avec un plateau technique réduit pour une facturation de : 28,92 € :

Une extraction simple : : ½ à 1 heure environ de travail et de mobilisation du cabinet avec un plateau technique relativement important tant au niveau du matériel que de la stérilisation, avec une responsabilité professionnelle maximale, pour une facturation de : 33,44 €:

Un traitement des racines de molaires inférieures : 1 ½ heure environ de mobilisation du cabinet avec un plateau technique relativement important et poussé tant au niveau du matériel que de la stérilisation, avec une responsabilité professionnelle maximale, pour une facturation de : 80,24 € :

Demandez le tarif d’un dépanneur pour une fuite d’eau ou pour une réparation de télévision et faites de comparatif sachant que vous n’aurez pas de remboursement ! À responsabilité égale, à plateau technique équivalent, à mobilisation de personnels identique, à frais équivalents, quel est le prestataire de service qui travaille pendant 1 heure 30 pour 80 € ?

3. Sur un cas américain de « malfaçon » indéterminée ! :

Vous faites état d’un (et d’un seul cas) de « malfaçon » d’un bridge au Etats-Unis alors que plusieurs millions de couronnes sont posées tous les jours dans le monde. Croyez-vous vraiment que se faire l’écho de ce cas, dont on ne connaît pas la cause, rend crédible un article critique sur toutes les prothèses dentaires d’autant que votre comparatif place en tête la céramique « chinoise » ?

Imaginez un instant, un praticien posant des prothèses dentaires de qualité médiocre pour gagner quelques euros, comment son activité se conclura t-elle ? Clientèle mécontente, demande d’indemnisation, procès en responsabilité, contrôle sécurité sociale et plainte disciplinaire avec à la clé des sanctions d’interdiction d’exercer. Qui croyez-vous assez insensé pour prendre un tel risque pour « augmenter sa marge » de quelques euros ? Nous avons pour obligation de veiller à la qualité de nos prothèses, quelles que soient leurs origines.

4. Sur la traçabilité :

Pour la traçabilité, la réglementation se met en place. Bien sur, nous pouvons être trompés sur les matériaux utilisés mais nous restons vigilants. Nous devenons de plus en plus exigeants vis-à-vis de nos fournisseurs ou de nos prothésistes car nous respectons la chartre rédigée avec beaucoup de bon sens par notre Conseil de l’ordre.

Comment pouvez-vous écrire qu’en « cas de plainte, nombre de chirurgiens-dentistes préfèrent sans doute rester discrets, quitte à retirer la prothèse défectueuse et la remplacer gratuitement ». Bien sur que notre déontologie nous impose d’agir avec correction vis-à-vis de nos patients. Par respect pour eux, si nous avions le moindre problème, on tente de le résoudre avec conscience. Quel rapport avec votre accusation « d’opacité la profession » ? Nous garantissons notre travail et nous appliquons des règles déontologiques strictes, rigoureuses et sérieuses dans l’intérêt de nos patients, rien d’autre.

Pour conclure ces quelques lignes, n’avez-vous pas l’impression de vous être fait manipuler par vos « denturologues » dont l’objectif est le dénigrement et la dévalorisation du travail des chirurgiens-dentistes. Ainsi que par SANTÉCLAIR qui salarie des praticiens afin de pratiquer des prix bas voire des ventes à perte (mais dont le déficit est couvert par les énormes profits que font les assureurs). Leur but est de réclamer aux libéraux les mêmes tarifs impraticables pour asservir notre profession et augmenter leurs énormes bénéfices.

Les assureurs agissent avec beaucoup d’intelligence. Ils ont dupé nombre de nos confrères en leur faisant signer un contrat de partenariat au motif qu’ils guideront leurs clients vers leurs cabinets. Puis, une fois ces membres de notre profession asservis par ce système, les assureurs n’auront plus qu’à imposer leurs prix, dicter leur directives et racheter le système de santé dentaire à la sécurité sociale. Pour appliquer leur politique de mainmise sur la santé des Français, ils font un lobbying impressionnant car eux ont des moyens considérables. Leur objectif final est de gagner beaucoup d’argent en mettant à leur profit notre système de santé.

Une première pierre a été lancée en automne dernier avec le remboursement des lunettes qui devait être exclusivement pris en charge par les mutuelles qui auraient racheté cette part à sa sécurité sociale. Un jour viendra notre tour, les chirurgiens-dentistes, puis les médecins. Mais est-ce pour une meilleure qualité de soins de nos patients ? Peut-être pas. Quant à nous, nous préférons soit le système libéral soit la pratique salariale. Mais nous sommes contre le salariat avec les contraintes et les responsabilités du libéral, ce que voudraient nous imposer les assureurs.

Nous savons qu’il ne nous sera pas possible, eu égard à la jurisprudence, de vous imposer un droit de réponse, mais nous espérons quand même, par honnêteté pour vos lecteurs, que vous publierez notre lettre.

De notre côté, nous publions sur notre blog tous nos écrits ainsi que les réponses qui y sont apportées.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur de la publication, en l’assurance de nos sentiments respectueux.

Philippe Rudyard BESSIS

Président de DSI