Archive pour la catégorie ‘La Presse dans tous ses états’

LA PEUR : UNE AUTRE FACON DE DOMINER…

DSI : LE COURAGE DE NE PAS SE TAIRE

Depuis près de 30 ans que j’exerce, je m’aperçois d’une constante dans la profession : Nous nous gargarisons d’être libéraux et indépendants. Dans notre cabinet, avec notre personnel, avec nos patients, nous avons le pouvoir de décision.

Ce pouvoir est réel. Alors, pour ne pas le perdre, on ne fait pas de vague. On reste dans son coin pour ne pas se faire remarquer. On se tait et on laisse faire les autres sans s’impliquer dans le débat professionnel. À la limite, on veut bien entendre les autres, mais surtout, on ne veut pas être entendu. On ne veut pas que les autres sachent ce que l’on pense, car ce serait aussitôt avoir une étiquette collée dans le dos. Souvent, on se met du côté du plus fort, des puissants et on admet tout ce qui est dit puisque c’est la majorité imposante qui décide.

En fait, ON VIT DANS LA PEUR :

  • Peur du conseil de l’ordre (alors que c’est notre interlocuteur privilégié) parce que l’on a entendu des histoires terrifiantes survenues à tel ou tel confrère pris pour cible ;
  • Peur de la sécurité sociale et du praticien-conseil qui peut à tout moment déclencher un contrôle meurtrier pour son activité professionnelle et pour la réputation du cabinet, ce qui est une réalité;
  • Peur des membres de la Direction générale de la concurrence, consommation et répression des fraudes qui peuvent entrer librement au cabinet pour vérifier si vous respectez la réglementation et qui ont le pouvoir de vous sanctionner ;
  • Peur de la médecine du travail qui peut faire une analyse des dysfonctionnements du cabinet ;
  • Peur de l’URSSAF ou du fisc ;
  • Peur d’un litige et d’une procédure disciplinaire destructrice ;
  • Peur de la réglementation contraignante, inconnue, illisible et peu adaptée à une petite structure médicale ;
  • Peur des méandres et de l’incompréhension des textes fournis et abondants portant sur la radioprotection dont on ne comprend plus rien ;
  • Peur de la formation continue et de ne pas avoir les points; ah ! les points comme pour le permis de conduire. On veut ses points sans voir tout ce qui se passe autour de ce marché du savoir ;
  • Peur de perdre ses revenus ;
  • Peur que l’on nous pose trop des questions sur le prix et l’origine de nos prothèses ;
  • Peur de ne pas signer tous les protocoles afin de ne pas perdre sa clientèle ;
  • Peur de contester la Convention signée par d’autres en votre nom ;
  • PEUR DE COMPRENDRE LE SYSTÈME DU POUVOIR PROFESSIONNEL ACTUEL

Alors, on se tait. On accepte tout. On ne voit plus rien. On ne conteste plus rien. On ne critique surtout pas. Et pour finir, on se soumet. On pense comme les autres et on accepte son sort. On devient le Vassal de nos seigneurs décideurs.

Ceux qui détiennent le pouvoir jouent sur cette peur pour asseoir leur domination outrancière et nous imposer leur politique personnalisée.

À DSI, on refuse la soumission. On refuse la dictature de la pensée inique. On refuse le totalitarisme brutal.

À DSI, on ne se laisse pas impressionner par le dénigrement, par les mots d’ordre, par les pressions, par l’oppression ou par la répression. On combat ce monde obscur et obscurantiste pour faire émerger l’honneur et la survie de notre profession.

À DSI, on ne recherche ni poste, ni fonction, ni reconnaissance, ni pouvoir pas plus que d’indemnités.

À DSI, nous sommes tous bénévoles. À DSI, nous travaillons tous dans l’intérêt des confrères. À DSI, nous sommes tous praticiens en exercice. À DSI, nous sommes confrères avant tout et non adversaires. À DSI, on respecte la pensée différente et l’argumentation contraire. À DSI, nos esprits sont ouverts à toute critique.

Praticiens, confrères, amis levez la tête, regardez ce qui se passe autour de vous. Venez nous rejoindre et enrichir notre mouvement par vos idées.

Regardez les autres faire : au plus, ils nous copieront et c’est un bien pour la profession. Au pire, ils vendront notre activité, comme on vend du bétail, pour obtenir des postes.

Alors, pour la défense de la profession, pour qu’une autre voix s’élève,

QU’ATTENDEZ-VOUS POUR ADHÉRER À DSI ?

URGENT : 1. LES ELECTIONS PROFESSIONNELLES ET 2. CONTRôLE DE LA DGCCRF

COMME PAR HASARD   .   .  .

1. Comme par « hasard », à la demande d’un « gros » syndicat, les textes
prévoient que seuls les syndicats ayant deux années d’existence
pourront participer aux prochaines élections. Au jour des votes, nous
serons les seuls à ne pas remplir cette condition, car nous n’aurons
qu’un an et dix mois d’ancienneté.
Nous sommes donc évincés du
débat professionnel. Cette discrimination n’a aucune explication.

Un recours est entre les mains du Conseil d’État.

NOUS SERONS QUAND MÊME PRÉSENTS SUR DES LISTES COMMUNES À D’AUTRES
SYNDICATS.

Cet envoi s’adresse à tous nos membres syndiqués ainsi qu’à tous
les praticiens de France conscients des enjeux des prochaines
élections pour notre participation au sein de l’organe représentatif
des professionnels de santé : L’URPS (Union régionale des
professionnels de santé).

La représentativité de notre syndicat, l’émergence de nos idées,
l’aboutissement de nos propositions et la réforme de la profession
dentaire afin qu’elle s’adapte aux enjeux des 10 prochaines années
dépendent de vous.

Ne restez pas indifférents ou passifs. C’est trop important.

PORTEZ-VOUS CANDIDAT AU NOM DE DSI ET EN DÉCEMBRE PROCHAIN, VOTEZ DSI.

Tous nos membres ainsi que tous nos représentants sont invités à la
conférence du Jeudi 7 octobre 2010 donnée par notre président le
Docteur Rudyard BESSIS, Docteur en Droit, Ancien Avocat à la Cour,
Docteur en chirurgie dentaire et Docteur en Sciences Odontologiques.

Le thème en est : le droit médical, la médecine dans le droit, le
syndicalisme médical et les perspectives de notre profession

INSCRIVEZ VOUS et ADHEREZ à D S I

2. De nombreux praticiens nous ont informés que des contrôleurs de
la Direction générale de la concurrence, consommation et répression
des fraudes sont entrés à leur cabinet,
avec ou sans rendez-vous
afin de procéder à des vérifications.

S’ils viennent sans rendez-vous, cela est tout à fait anormal et non
réglementaire. Le cabinet est un lieu privé reconnu qui ne peut
être violé sans autorisation. Si leur venue impromptue bouleverse
votre activité et met en danger vos patients, refusez l’accès à
votre cabinet. S’ils viennent après qu’un rendez-vous soit convenu,
il n’y a pas de problème.

— Leur contrôle principal porte sur l’affichage des honoraires dans
la salle d’attente ainsi que de votre situation conventionnelle.

UTILISEZ NOS MODÈLES POUR VOUS METTRE EN CONFORMITÉ :

– Le tableau des honoraires : lien page 1 ;

– Le tableau du praticien conventionné : lien page 2 ;

– Le tableau du praticien conventionné bénéficiant du Droit de
dépassement permanent : lien page 3 ;

– Le tableau du praticien non conventionné : lien page 4.

— Par ailleurs, les contrôleurs vérifient si vous indiquez sur vos
devis le montant des frais de prothèses issus du laboratoire. LES
NÉGOCIATIONS AVEC LA DGCCRF SONT EN COURS : CETTE OBLIGATION N’EST
PAS APPLICABLE EN L’ÉTAT.

En cas de besoin, n’hésitez pas à nous contacter.

Bien cordialement,

Rudyard BESSIS

NOUS NE SOMMES PAS LES CORRESPONDANTS DES PRATICIENS HONGROIS

Nous ne sommes pas les correspondants des praticiens hongrois!


Les commerciaux hongrois veulent nous soumettre à leur négoce dentaire. Ils nous adressent des mails afin que l’on travaille avec eux.


Notre seule réponse c’est dire haut et fort : NON C’EST NON.

Leur objectif est simple :

· À nous la radiographie panoramique et la consultation ou les modèles de travail, à eux les implants, la parodontologie et les prothèses.

· À nous le diagnostic, à eux le traitement.

· À eux les chirurgies, à nous la dépose des fils de suture.

Faut-il être tombé sur la tête pour accepter de travailler avec les financiers médicaux étrangers ?

De nombreuses sociétés basées en France ou à l’étranger nous sollicitent en permanence afin que nous guidions les patients Français intéressés par les tarifs à bas coût qui leur sont proposés en Hongrie, en Turquie ou au Maroc.

C’EST ILLÉGAL ET CONTRAIRE À LA DÉONTOLOGIE.

Nous ne voulons pas devenir les subalternes ou les correspondants des chirurgiens-dentistes de Budapest avec pour seule mission de leur préparer leur travail rémunérateur afin d’augmenter leurs profits et de détourner notre clientèle. Nous savons faire aussi bien si ce n’est mieux que quiconque. Le prix n’est pas tout.

L’accueil, la compétence, la communication, la qualité du travail, la responsabilité professionnelle, le suivi de nos soins, la disponibilité permanente et à tout moment, notre proximité, la sécurité de nos cabinets, la stérilisation sont, parmi tant d’autres, les facteurs primordiaux de notre activité.

Nous refusons de faire de la publicité commerciale.

Nous refusons de brader nos prix.

Nous refusons de tromper nos patients en leur laissant croire que tout est focalisé sur le prix de la prothèse alors qu’on ne leur parle pas des prix et de la qualité des soins.

Nous ne sommes ni des médiateurs ni des pourvoyeurs de praticiens et encore moins des fossoyeurs de notre profession.

Si certains patients considèrent que se faire soigner équivaut à acheter du pain ou des légumes et que cela peut se faire n’importe où à travers le monde, laissons les faire. Mais sans notre collaboration.

Car les structures étrangères, implantées dans des zones où la réglementation et la main d’œuvre sont bradées, n’ont pas les mêmes objectifs de santé que chez nous. Nous on soigne des êtres humains.


Nous ne vendons pas de la médecine, nous ne vendons pas de la prothèse, nous ne passons pas de contrat implantaire. Nous réalisons une thérapeutique médicale responsable, individualisée et personnalisée.

Ne vous faites pas piéger et ne sombrez pas dans les abus qui ponctionnent les finances sociales de la France.

Ne tombez pas dans cette collaboration qui vous pourrait vous faire subir les foudres des procédures disciplinaires, car nous n’avons pas vocation à être les guides des patients français à destination de l’étranger.

DSI a sollicité le premier ministre, le ministre de la Santé ainsi que nos parlementaires depuis plusieurs mois.

Aujourd’hui, DSI a saisi la Direction générale de la concurrence consommation et répression des fraudes afin qu’il soit mis fin à ces manigances illégales. Nous ne laisserons pas faire et nous ne nous laisserons pas faire.

Venez nous soutenir

Qu’attendez-vous pour adhérer à DSI ?

Rudyard BESSIS
Président DSI

Pour votre bulletin d’adhésion cliquer ici..

[SUBSCRIPTIONS]

DSI INTERPELLE LE 1er MINISTRE

Si cet email ne s’affiche pas correctement, Suivez ce lien.

DENTISTES SOLIDAIRES ET INDEPENDANTS

14, rue Vavin
75006 Paris
Tél. 09 75 24 99 24
E-mail : dsi.dentiste@free.fr
Site : http://www.syndicatdentaire.fr
Blog : veritesdentaires.fr

 

DSI a été créé pour lutter contre la désinformation permanente qui frappe notre profession sans que nos représentants légitimes ne bougent, ankylosés dans un système dont ils bénéficient largement.
Nous avons toujours entendu la phrase : « SANS NOUS CE SERAIT PIRE ». Mais pire comment ? Que faut-il de plus avant qu’ils ne bougent ?
Alors nous avons décidé de mettre fin à la loi du silence et nous défendrons la profession et nos confrères sans céder du terrain.
Notre presse professionnelle et certaines associations ont compris notre message et reprennent nos initiatives. C’est bien et nous les encourageons à faire plus jusqu’à faire bouger le  » dinosaure syndical « . Car soyez-en convaincus : A FORCE D’AGIR COMME NOUS LE FAISONS TOUT LE MONDE NOUS IMITERA et l’honneur de notre profession sera retrouvé.
Pour prendre conscience de la manipulation inadmissible dont nous faisons l’objet, VOYEZ CE SOIR L’EMISSION SUR FRANCE 2 SUR L’AUTORITARISME INSUPPORTABLE ET SES DERIVES ET AGISSEZ :
REJOIGNEZ DSI, VENEZ NOMBREUX AFFIRMER HAUT ET FORT QUE NOS REVENUS NE SONT QUE LA CONSEQUENCE DU FRUIT DE NOTRE TRAVAIL EPUISANT.
En ce qui nous concerne, nous ne relâchons pas la pression sur nos politiques : échanges avec les responsables du Sénat et de l’Assemblée Nationale, entretien avec Madame BOYER, chargée de la santé au Groupe UMP, réponses à la presse et aux médias (TF1) méprisant notre notre travail et dénigrant nos coûts…

Avec plusieurs syndicats (j’espère avec tous si l’intelligence l’emportait) nous avons décidé d’établir un tableau de nos charges afin de ne pas indiquer le seul poste de frais de prothèse : Tout y sera inclus, y compris la stagnation des remboursements par les organismes sociaux et le prix de la poudre de céramique et du métal utilisé par le prothésiste.

Nous sommes sur tous les fronts : FAITES VIVRE LA PROFESSION : ADHEREZ A DSI. Comme pour tous les syndicats, les adhésions sont confidentielles.
Voici la lettre que nous avons adressée ce jour au Premier Ministre:
                                      Premier Ministre DSI 2010 03 17

[SUBSCRIPTIONS]

CONCURRENCE DÉLOYALE ET TOURISME DENTAIRE : LETTRE OUVERTE À MADAME LA MINISTRE DE LA SANTÉ

Objet : Concurrence déloyale, publicité médicale et diverses questions.

Madame la Ministre de la Santé,

Sur la demande d’un grand nombre de nos adhérents, nous venons vers vous afin d’attirer votre attention sur un ensemble de problèmes fondamentaux pour l’avenir de notre système de santé dentaire.

Depuis peu de temps, des Sociétés installées en France font la promotion des soins dentaires réalisés à l’étranger en mettant en valeur la seule différence de prix entre les tarifs de nos prothèses, de nos implants et de nos soins parodontaux par rapport à ceux pratiqués dans certaines villes étrangères comme Budapest, Marrakech, Barcelone, Tunis ou Istanbul par exemple.

Sur le web, en cliquant sur le mot « implant », vous trouvez des sociétés qui vous proposent de vous transmettre un tarif de réhabilitation de votre bouche sur la seule base d’une radiographie dentaire et de moulages que vous leur apporterez. Ces Sociétés se chargent de tout et vous offrent un tarif comprenant toutes les prestations : Différentes propositions thérapeutiques (avec des devis prétendument comparatifs) ; le voyage, le séjour avec le logement et même … des circuits touristiques !!! Bien entendu, ces propositions ne s’adressent qu’aux « clients » ayant beaucoup de travaux à faire en bouche afin de « rentabiliser » leur démarche.

Ces Sociétés font de la publicité directe ou indirecte sur Internet. Elles jouent les intermédiaires en empochant au passage une substantielle commission qui sera dans tous les cas payée par le patient français. La presse, la radio, la télévision et tous les médias prennent le relais de ces informations, en valorisant ce tourisme dentaire et en s’étonnant innocemment de la différence de prix obtenue, sans faire état de la différence de charges entre les pays ou de la différence du niveau de vie et du coût de la vie. Les journalistes ne s’étonnent pas lorsque leur salaire est au minimum dix fois supérieure à celui de leurs homologues Hongrois, Tunisiens ou Marocains mais s’offusquent de la différence de prix de nos prothèses !

De notre côté, nous ne pouvons pas faire de publicité, qu’elle soit directe ou indirecte (articles R. 4127-19 pour les médecins ou R. 4127-215, 3° pour les chirurgiens-dentistes). Nous ne pouvons pas lancer des offres de prix sur Internet.

Cette situation nous est particulièrement préjudiciable. Elle s’apparente à de la concurrence d’autant plus déloyale pour notre profession que la sécurité sociale et les mutuelles prennent en charge le prix des soins et des prothèses lesquels comprennent parfois le voyage, le séjour et les activités touristiques. Ces méthodes soulèvent plusieurs problèmes :

1. La concurrence déloyale telle qu’elle a été énoncée ci-dessus qui met les praticiens français en situation de déséquilibre par rapport à leurs confrères Hongrois, Turcs, Espagnols, Marocains ou Tunisiens.

Il n’est pas compréhensible que l’on favorise les thérapeutes étrangers en leur permettant de faire du démarchage sur internet, de la publicité tarifaire comparative ou simplement de la publicité médicale chez nous alors que cela est interdit aux praticiens Français. Il serait peut-être temps de faire cesser ces méthodes ou de les réglementer pour tous, de façon équitable.

2. Un patient français qui se fait soigner en France payera plus chers les honoraires d’un thérapeute français par rapport aux praticiens exerçant dans certains pays étrangers. Il aura donc à sa charge une partie des frais de ses soins et prothèses du fait du différentiel de prix entre certains pays étrangers et le nôtre. En remboursant de façon identique les soins médicaux qu’ils soient réalisés à l’étranger ou en France, la sécurité sociale et les mutuelles défavorisent ceux qui restent en France. En conséquence, se faire soigner en France coûte plus cher aux assurés sociaux que de se faire soigner à l’étranger. Cela est uniquement dû au fait que le remboursement est, dans tous les cas, identique alors que le montant des honoraires par rapport à l’étranger est différent. Ce déséquilibre défavorise les assurés sociaux français se faisant soigner en France, ce qui est un signe d’injustice sociale.

3. Il existe encore une autre discrimination financière subie par les patients français consultant des praticiens non conventionnés. En effet, un patient qui se fait soigner à l’étranger bénéficie de remboursement sur la base des prestations et des cotations françaises appliquées pour les praticiens conventionnés. Alors que s’il fait appel à un praticien non conventionné, il subit une discrimination financière considérable puisque ses remboursements sont infimes car le tarif d’autorité n’a pas été réévalué depuis son existence au début des années 1960 !!! Le médecin en secteur III et le médecin dans un pays étranger sont  tous deux non conventionnés mais leurs patients ne sont pas égaux face aux remboursements de la sécurité sociale. Ne serait-il pas logique d’abolir cette discrimination en prônant un remboursement égal pour tous quel que soit le praticien européen choisi ?

4. Le volume de textes et des contraintes réglementaires ne cesse de croître sans aucune compensation financière pour les praticiens qui assument financièrement ces nouvelles charges de plus en plus nombreuses. La formation médicale est une magnifique valorisation de nos compétences et on s’en félicite. Elle devait être totalement remaniée car trop d’enjeux financiers sont intervenus laissant certains syndicats commercer le savoir, ce qui les déviait de leurs compétences légales. La loi du 21 juillet 2009 qui vous avez écrite et guidée vers sa réussite a prévu une refonte totale du système et on ne peut que s’en réjouir. Permettez-nous de faire une suggestion : L’accord qui devait intervenir entre les médecins et les organismes sociaux au plus tard le 15 octobre 2009 devait régler le problème des dépassements d’honoraires. Il était prévu qu’une partie des honoraires des médecins conventionnés puisse être librement dépassée avec tact et mesure.

Ne croyez-vous pas important de permettre, à ceux qui font montre d’excellence médicale en suivant en permanence des formations continues, des dépassements d’honoraires limités et modérés en calculant un ratio annuel (5% des actes avec dépassement d’honoraires après 5 années ; puis 10% après 10 années et ainsi de suite jusqu’au dépassement permanent après 20 ans ou 25 ans de formation ininterrompue). Cela motiverait tous les praticiens à réaliser les meilleures thérapeutiques médicales dont tous les patients bénéficieraient. Nous restons convaincus de l’importance de l’incitation et de la motivation qu’une telle mesure provoquerait auprès de praticiens acteurs de la santé publique.

5. À la suite de l’arrêt du Conseil d’État du 16 avril 2008 (req. n° 302236), Monsieur le Premier ministre a, par décret n° 2009-168 du 12 février 2009, réécrit l’article R. 4127-218 du Code de la santé publique portant sur les informations mentionnées sur la plaque professionnelle. Cependant de nombreuses spécialités ne sont pas encore reconnues, ce qui est préjudiciable tant à l’information délivrée à nos patients qu’à la réalité de l’exercice thérapeutique de ceux qui ont la volonté de limiter leur pratique qu’à une seule matière. C’est le cas des « endodontistes » et des « implantologistes » exclusifs. N’est-il pas temps de reconnaître la spécificité, la particularité et la « spécialité » de certains thérapeutes qui limitent leur exercice professionnel à des matières qui nécessitent une formation, un matériel et une structure médicale importante pour la réalisation d’actes minutieux ?

Il n’est pas logique d’interdire à ceux qui veulent limiter leur activité à la chirurgie implantaire ou à l’endodontie, la reconnaissance de leur « spécialité » ou de leur « exclusivité » sur la base des compétences qui sont les leurs et qui seraient vérifiées par le conseil de l’Ordre avant l’attribution de ladite spécialité ou exclusivité. Notre profession évolue très vite pourquoi pas notre réglementation. Vous avez ouvert cette possibilité, dans l’article 43 de la loi qui porte votre nom, pour les internes en Odontologie. Il suffit donc de l’étendre à tous les praticiens dont les compétences seraient reconnues.

6. L’implantologie nécessite parfois une structure de type hospitalière, avec la présence d’un anesthésiste, des chirurgiens maxillo-faciaux, des ORL, des stomatologistes ou des spécialistes en chirurgie buccale, ainsi que l’utilisation d’appareils radiographiques importants. Dans une grande majorité de cas, les patients se font opérer dans des cliniques médicales. Ces cliniques ont une structure de type S.A., c’est-à-dire répondant à des critères de sociétés à vocation commerciale avec des apports financiers extérieurs à la profession. Existe-il un obstacle à ce que ces mêmes structures soient créées par et pour les chirurgiens-dentistes qui réalisent des actes de chirurgie lourde (des dents de sagesse incluses à la greffe d’os en passant par les sinus lift et l’implantologie) ?

En vous remerciant de l’intérêt que vous porterez à nos questions et, dans l’attente impatiente de votre réponse que nous ne manquerons pas de diffuser, nous vous prions de croire Madame la Ministre, en l’assurance de notre parfaite considération et de notre profond respect.

Philippe Rudyard BESSIS

Président de DSI

P.S. : Cette lettre ouverte est adressée en copie à nos Députés et à nos Sénateurs afin qu’une solution collective soit trouvée.