Archive pour octobre 2009

le mensuel CAPITAL : ENCORE DES ALLÉGATIONS MENSONGÈRES SUR NOTRE PROFESSION

En qualité de président de DSI, j’ai été obligé de répondre à un article mettant en cause la probité de notre profession. Opérant par des affirmations générales, l’article dénoncé soutient que « les dentistes » font 20% de chiffre d’affaires « au noir » et posent des céramiques avec « des traces de plomb ».

Trop, c’est trop. Cette méthode de dénigrement peu honorable (parce que l’on ne peut pas obtenir un droit de réponse forcé eu égard à la jurisprudence de la Cour de cassation qui refuse ce droit lorsque toute une profession est touchée mais qui l’accorde si une personne est nominativement concernée)) n’est pas digne d’un journalisme de qualité.
En attendant, voici la lettre qui leur a été adressée par DSI.

Rudyard BESSIS

Président de DSI

LE TRAVAIL FANTASTIQUE DES CONSEILLERS DÉPARTEMENTAUX

Il est toujours facile de critiquer le travail des autres en dénigrant leurs qualités, se leurrant en croyant que nous-mêmes pourrions faire mieux que tous. Alors pour une fois voyons avec humilité le travail fantastique réalisé par nos conseillers départementaux. Ayant critiqué et critiquant les pouvoirs inadmissibles des conseils de l’ordre (cela fera l’objet d’un prochain routage), je tiens personnellement et au nom de DSI à rendre hommage à ceux qui dans l’ombre, nos conseillers départementaux de l’ordre, travaillent sans relâche pour l’évolution, la progression et la respectabilité de notre profession ainsi que la défense de son honorabilité. Je le dis avec respect, vous m’impressionnez, vous qui, toujours en première ligne, réalisez votre travail avec foi et avec cœur. Vous êtes la dignité de notre profession.

J’ai sillonné tant de départements, j’ai vu et discuté avec tant de nos conseillers que j’ai eu chaud au cœur de savoir qu’à travers la France nous étions représentés par des confrères dignes, compétents, sérieux et désintéressés.

Ce sont des hommes d’action et de passion qui guide notre profession. C’est notre modèle de confraternité. Eux pensent à nous lorsqu’ils effectuent leur mission. Mais qui pense à eux ? Qui se soucie de leur problème et de leurs revendications légitimes ? Plus simplement, qui connaît leurs fonctions ?

En général, les fonctions des conseillers départementaux sont mal connues. Hormis l’inscription au tableau de l’ordre (article L. 4123-1 du Code de la santé publique) et les contrats qui sont transmis au conseil départemental conformément à l’article L. 4113-9 du Code de la santé publique, nous n’avons qu’une idée floue du travail des membres de l’Ordre.

L’ordre est notre interlocuteur naturel qui gère l’ensemble des dossiers de chacun des praticiens de son département. Il se dévoue à cette tache considérable en répondant à chacune des sollicitations des chirurgiens-dentistes. Certes, il procède à l’inscription des praticiens nouvellement en fonction mais aussi met en garde contre les problèmes pouvant émerger à l’issue de la signature de contrats et veille à ce que l’esprit de notre déontologie soit respecté de tous. La loi prévoit qu’il est le gardien « des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de l’art dentaire ». Il assure aussi la défense de l’honneur et de l’indépendance de notre exercice professionnel.

L’Ordre départemental exerce de surcroît la lourde tache de conciliateur (article L. 4123-2 C.S.P.) en tentant de trouver, à chaque fois qu’il est possible, une solution au litige qui lui est soumis et qui oppose un chirurgien-dentiste soit à un confrère, soit à un patient soit à une administration ou à un organisme. Toujours en retrait, n’imposant aucune solution, sachant écouter, agissant avec discrétion, ils s’investissent afin d’accomplir au mieux leur lourde mission.

Souvent au détriment de leur vie professionnelle, de leur cabinet et même de leur vie personnelle, nos ordinaux accomplissent leur labeur sans compter leur temps.

Ce ne sont pas de simples mots. Je les ai vu travailler dur avec confiance, foi et patience pour aboutir à des résultats au bénéfice de notre profession. Je sais qu’il existe des exceptions à cette description idéale des conseillers ordinaux mais il ne s’agit que d’exceptions qui sont évincées dans mon esprit.

À tous ceux que j’ai rencontrés, honnêtes dans leurs pensées, loyaux à l’égard de notre profession, bénévoles dans leur cœur et dans leur travail, nous pouvons tous leur dire Merci.

Aujourd’hui DIS veut valoriser cette activité en répondant à ce besoin constant de renouvellement. Nous demandons à tous ceux de nos confrères, hommes de savoir, hommes de compétence, hommes de patience, hommes de confraternité et de désintérêt, inscrivez-vous aux élections des conseils départementaux avec nous et DSI soutiendra votre candidature.

La profession ne pourra pas avancer sans l’Ordre. L’Ordre ne peut avoir d’existence sans les praticiens. Alors faites un bout de chemin au sein de votre profession en vous engageant à défendre l’art dentaire confrontée à une adversité croissante. Personne ne nous fera de cadeaux et on voit poindre les contraintes de plus en plus lourdes qui vont obérer notre travail. Ensemble nous pourrons répondre avec vigueur à cet écrasement inexorable qui nous guette si nous restons passifs.

Déposez votre candidature. Soumettez-la nous et nous saurons vous soutenir.

Alors, n’hésitez plus. Regardez notre travail et venez nous rejoindre car DSI répond à vos attentes et aux attentes de la profession.

Rudyard BESSIS

Président de DSI