Archive pour août 2010

DSI :L’UNION? Bien sûr avec respect, indépendance et liberté.

L’UNION PROFESSIONNELLE? Bien sûr avec respect, indépendance et liberté.

Nombreux sont ceux qui nous ont interpellés en réclamant que l’on organise
l’union de toutes les forces de la profession afin que celle-ci soit enfin
représentée avec intelligence afin qu’ensemble et solidaires nous puissions
faire face aux immenses contraintes qui pèsent sur notre exercice professionnel
et qui meurtrissent notre activité.
Ils ont raison.

Cela est d’autant plus pertinent que l’union et la solidarité ne doivent pas
signifier soumission ou allégeance, mais évolution positive, indépendance
d’analyse, de réflexion, de pensée et parfois même d’action et d’opposition.

Le rapprochement intelligent se fait par des objectifs communs menés ensemble dansle seul intérêt de la profession. L’action peut devenir facilement collective.La réunion est alors une force et une puissance inimaginable.

L’union est
constructive s’il n’existe aucune volonté de domination de l’autre, aucune envie
de s’imposer mais d’agir par proposition en acceptant l’existence et les idées
de l’autre ainsi que les critiques, car la pensée unique est une contrainte
insupportable.

Le respect, le dialogue constructif, la morale, la dignité et l’honnêteté
doivent guider notre approche de l’autre. Toute volonté de s’approprier des
avantages personnels, des titres, des honneurs ou même de l’argent constitue une
démarche éloignée de l’intérêt collectif.

À DSI, nous avons constaté que les obstacles les plus forts à la progression de
notre activité libérale ne viennent pas de l’extérieur, de la presse ou des
pouvoirs publics qui dénigrent notre profession pour les uns ou qui nous
assènent les coups d’une réglementation lourde et incompréhensible pour les
autres. Notre adversaire vient de l’intérieur.

Notre principal adversaire, c’est
celui qui tire ses profits non pas de son métier de chirurgien-dentiste, mais de
ses positions dans tel ou tel syndicat dans tel ou tel Ordre et qui utilise son
pouvoir à des fins personnelles. La représentation devient alors son travail,
l’art dentaire un monde éloigné. Comment être valablement représenté par celui
qui ne soignant plus personne a peur de perdre sa représentativité et les postes
qui en découlent ?


Nous avons pris le parti de créer DSI afin de bousculer la léthargie qui s’était
installée depuis plusieurs décennies ainsi que les micros pouvoirs nuisibles. La
profession n’appartient à personne d’autre qu’aux praticiens.
Eux seuls doivent
guider nos actions, notre réflexion et notre démarche.

Pour entrer dans le monde de l’union, il faut avoir des valeurs communes et
travailler avec honnêteté et franchise dans le seul intérêt des praticiens. Nous
avons donc décidé de faire « le sale boulot » en dénonçant les abus afin qu’ils
cessent et que se construisent dès aujourd’hui l’Europe dentaire et la France
dentaire européenne.

Alors disons-le ouvertement. À chaque fois que les intérêts de la profession
priment, agissons tous ensemble, de concert, dans l’union sans revendiquer nos
réussites communes.

Nos actions collectives sont nombreuses : la concurrence déloyale étrangère, la
formation continue, l’évolution raisonnable de nos tarifs, les cotisations ASM, les sites
publicitaires sur internet, la différence de remboursement de nos patients pour
des soins conventionnés et non conventionnés ou réalisés en France ou à
l’étranger .

Nous sommes ouverts à toutes les propositions constructives.

Rudyard BESSIS
Président DSI