UNE LETTRE OUVERTE AUX RESPONSABLES DE L’UJCD

D S I : ECRIT UNE LETTRE OUVERTE AUX RESPONSABLES DE L’UJCD

La fonction syndicale est faite de luttes et de combats que nous devons mener soit organisés en groupe de bataille soit en ordre dispersé. Parfois des causes sont communes et importantes et il faut alors savoir oublier ses particularités ainsi que les divergences pour s’allier face à l’adversité. Parfois, il faut agir seul afin de faire émerger ses propres convictions.

L’UJCD a beaucoup apporté à la profession en obtenant la cotation de l’inlay-core dans la Nomenclature. Votre syndicat a remporté une seconde victoire incalculable lorsque vous avez réussi à convaincre les organismes sociaux de déplafonner sa tarification. On vous doit beaucoup et toute la profession est reconnaissante à votre syndicat et notamment à son ancien président Éric VERDIER.

En agissant de la sorte, on voyait en vous le syndicalisme pur et généreux voué à la cause commune. Un souffle nouveau, un renouveau, émergeait de votre action car le SYNDICAT MAJORITAIRE restait ankylosé dans une pensée archaïque et inefficace, vouée à la soumission.

Cet autre syndicat, vieux dans son essence et dans sa mentalité, a toujours été peu crédible par les pouvoirs publics car ses dirigeants n’agissaient que dans un but individualiste. Personne ne peut oublier que ce syndicat avait signé la Convention de 1997 prévoyant une augmentation du tarif de nos soins qui n’a jamais été concrétisée du fait de l’obstruction de Madame AUBRY. Quelle honte ! Qu’a-t-il fait en réaction ? Rien si ce n’est envoyer ses adhérents au « casse-pipe » en leur faisant croire qu’il fallait s’autoriser à pratiquer de force une augmentation illusoire de nos tarifs. Le résultat a été désastreux et tous nos confrères qui ont appliqué le mot d’ordre de « l’augmentation forcée » se sont retrouvés SEULS devant les tribunaux.

Lorsque l’augmentation brutale de nos cotisations d’assurance maladie a été prévue par le législateur en 2008 puis engagée par le Directeur de la Caisse nationale en 2009, l’UJCD, la FSDL et DSI ont agi chacun de leur côté pour obtenir son annulation. Le Conseil d’État a rendu une décision défavorable à nos requêtes.

Vous remarquerez que le SYNDICAT MAJORITAIRE est intervenu dans la cause, pas dans l’intérêt de la profession, mais contre nous ! (La Décision du Conseil d’État)

Cependant, lisez avec attention notre argumentation sur la « Question prioritaire de constitutionnalité » refusée pour un motif de forme et non de fond (page 5 de l’arrêt). Lisez avec attention nos arguments concernant les cotisations d’assurance maladie pour les années 2007 et 2008 ainsi que la réponse du Conseil d’État qui nous renvoie vers la juridiction judiciaire (page 6 de l’arrêt). Puis ensemble essayons d’obtenir du juge judiciaire, l’annulation de nos cotisations 2007 et 2008 ainsi que celle de 2006 en soulevant les arguments que nous avons retenus. Nous avons une chance d’être entendu. Dans tous les cas, nous pourrons dire à nos confrères : NOUS AVONS ESSAYÉ !

Alors, mettons de côté les calculs individualistes et les considérations personnelles et engageons-nous ensemble dans une procédure qui pourrait justifier notre existence syndicale. Soyons les pionniers de cette nouvelle intelligence syndicale.

Bien cordialement,

Rudyard BESSIS,

Président de DSI

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